Historique

HISTORIQUE

Fondée en 1899 par quelques personnalités yverdonnoises, à l’instigation des associations économiques cantonales qui souhaitaient obtenir, par le biais des SIC, réparties dans l’ensemble du canton, des renseignements et des informations directement de la base économique, à savoir des commerçants, des artisans et des industriels.

La SIC a créé ou participé à la création de

  • la CAFSIC (Caisse d’allocations familiales),
  • PERFORM (contribution au perfectionnement professionnel et à la formation continue des adultes),
  • INOVA (Initiative en faveur des industriels du Nord Vaudois),
  • le FORUM DES METIERS
  • Le GROUPE COMMERCE
  • LE COMPTOIR DU NORD VAUDOIS, dont le premier a eu lieu en 1955.

La création de la SIC, comme d’autres dans le canton qui sont intervenues plus tard, était motivée par la Chambre Vaudoise de l’Industrie et du Commerce d’avoir des sections locales de façon à pouvoir obtenir des renseignements directs de la base, c’est-à-dire des commerçants et des artisans.

Il faut savoir que tous les avant-projets des lois tant fédérales que cantonales sont envoyées pour étude à différentes associations professionnelles dont la FPV qui les transmets à ses SIC dans le but d’obtenir des commentaires ou des remarques de façon à tenter d’influer les décisions parlementaires.

Ainsi, tout au long de son histoire, la SIC a vu passer les principales lois qui nous régissent encore aujourd’hui. On pense :

  • au Code civil suisse
  • à la loi d’application sur la poursuite
  • à la loi sur le travail
  • à la loi sur les CFF
  • en passant par l’AVS
  • à la loi des impôts cantonaux en 1956
  • à la loi sur l’assurance incendie
  • aux tarifs des douanes
  • plus récemment la loi LPP (prévoyance professionnelle)
  • et la loi sur l’impôt fédéral direct.

Très vite, il est apparu aux milieux patronaux l’intérêt de la formation des apprentis. La SIC d’Yverdon a été l’initiatrice de l’Ecole professionnelle.

Notre association a également créé, en 1943, la Caisse d’allocations familiales (la CAFSIC), puis d’autres institutions régionales comme PERFORM (1993), le Forum des Métiers et INOVA; sans oublier la manifestation phare : LE COMPTOIR DU NORD VAUDOIS.

Le Comité de l’association avait également pour but de pratiquer, auprès des autorités communales, cantonales, des banques et différentes associations ce que l’on appelle maintenant du lobbying, terme péjoratif à prendre dans le sens positif dans l’intérêt des commerçants et des artisans faisant entendre leurs voix dans les décisions qui pouvaient les toucher directement ou indirectement.

« L’histoire se répète depuis sa création.  » Il suffit finalement de reprendre les mêmes textes et de changer les dates sans gros problèmes…

Exemple : les commerçants de Pontarlier organisaient une publicité pour attirer la clientèle suisse. Il s’agit donc de réagir par voie de presse. Le Comité a donc proposé d’insérer l’article suivant : « La Société Industrielle et Commerciale se fait un devoir de recommander au public l’achat dans les magasins de la région de tous les articles dont il peut avoir besoin. Il sera servi à satisfaction aussi bien au niveau qualité que prix des marchandises. Il aura de plus la satisfaction de savoir que son argent reste au pays ».

Tout le monde est d’accord de mettre cet article ?

Et bien c’est déjà fait… cet article a été inséré dans le Journal d’Yverdon du 27 novembre…….. 1901.

 

 

 

En 1997, la SIC a longuement débattu de la nouvelle loi sur le travail, qui finalement a été refusée telle que présentée à l’époque…

Et bien, le 6 avril 1903, il est discuté de cette loi et il est décidé d’une disposition qui doit y figurer précisant , lorsque le besoin s’en fait sentir, on peut demander à un collaborateur de travailler plus de 10 heures par jour, pendant 15 jours consécutifs, sans en référer à la Municipalité, mais ceci pour autant que l’ouvrier consente…

 

Quant au problème des ouvertures des magasins le soir, cela fait plusieurs années que La SIC essaie d’obtenir, en vain, une fermeture un soir par semaine jusqu’à 20h00….

Le 28 août 1914 la SIC propose à la Municipalité de l’époque de fermer les commerces à 20h00. Il faut dire que cela n’était pas dans le même sens… c’était 20h00 au lieu de 22h00…

 

 

Parlons maintenant des innombrables réunions pour coordonner les horaires d’ouverture des magasins. Tout le monde sait bien que l’idéal, pour les clients que nous sommes tous, est de pouvoir se rendre au centre-ville et de trouver tous les magasins ouverts simultanément…

Lors d’une séance, le 19 février 1958, où la SIC doit transmettre à la Municipalité un horaire uniforme, à la suite d’une longue discussion, il ressort que les bouchers ne veulent pas changer de jour de fermeture et préfèrent conserver le mercredi après-midi, les boulangers souhaitent fermer soit le jeudi, soit le dimanche, les primeurs préfèrent le lundi matin et la MIGROS le mercredi après-midi. Ne parlons pas des drogueries ou des pharmacies qui ont également leurs souhaits.

 

Quant au problème de la concurrence des grands commerces, il s’estompe enfin, chacun ayant compris que la complémentarité était toujours utile. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Prenons l’exemple de la MIGROS…

Tout au long de ces années, à partir des années 30, la SIC s’est sans cesse battue contre la présence de la MIGROS. Elle a causé beaucoup de soucis au Comité, à tel point que le 22 janvier 1946, une Assemblée extraordinaire a été convoquée afin de lutter contre l’implantation de la MIGROS. On intervient auprès de la Municipalité. Pour qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre cette arrivée.

On rencontre le syndic pour voir s’il n’y a pas moyen de s’y opposer du point de vue urbanistique. L’épisode de la MIGROS prend fin seulement le 28 mars 1984.

En effet, à la suite d’une campagne de recrutement tout azimut, un jeune membre du Comité inclut dans la liste, sans en parler aux anciens, la MIGROS qui s’est empressée de répondre positivement.

S’ensuit une discussion s’il fallait ou non l’accepter. Mais étant donné qu’elle a été contactée, on accepte l’entrée de la MIGROS.

 

Le parking sous la Place d’Armes. L’aménagement de la Place de la Gare, qui doit démarrer à la fin de 1999, prévoit la suppression d’un certain nombre de places de parc. Alors que la SIC préconise, pour remplacer ces places perdues, d’améliorer la rotation des véhicules sur la Place d’Armes en diminuant le temps de parcage, ce que la Municipalité a bien compris, on ressort un projet de parking souterrain…

« On ressort » car, lors du projet de transformation de l’avenue de la Gare en 1972, où il était prévu la suppression de 150 places, une association s’était créée pour étudier un parking souterrain sous la place d’Armes. Il fallait trouver Fr. 500’000.–. Ce chiffre me rappelle quelque chose… La SIC devait demander à ses membres de prendre des parts.

Et le 9 janvier 1973 on apprend que tout est arrêté. Les membres n’ont pas répondu et le capital n’a pas pu être trouvé. Par contre, on se rend compte qu’en installant des parcomètres on augmentera la rotation des véhicules et cela compensera la perte de places de parc…

Le 17 janvier 1979, on reparle d’un parking souterrain et on y renonce de nouveau… Le commissaire de police indique que les deux tiers de la place d’Armes sont occupés par les employés et par les patrons des commerces.

 

 

Quant aux problèmes purement SIC, ils sont de deux ordres :

faire venir des nouveaux membres.

Obligation nécessaire : informer les membres sur les activités de la SIC.